Quelle est la durée d'une thérapie de couple ?


Disons-le tout de suite : il n'existe pas de règle absolue.

Selon les cas et les méthodes employées, la thérapie peut s'étaler sur un temps plus ou moins long. Comme leur nom l'indique, les thérapies brèves seront plus courtes sur la durée que des thérapies analytiques. Mais ne vous leurrez pas, la briéveté est toute relative et est compensée bien souvent par un rythme plus soutenu.

Si certains (très rares) couples prennent conscience des problèmes et de leurs solutions et les mettent en oeuvre de façon constructive au bout de 2 ou 3 séances, il est fréquent de voir des thérapies de couple se poursuivre sur plusieurs mois. Bien entendu, la fréquence sera souvent espacée au fur et à mesure du déroulement de la thérapie.

Il faut aussi comprendre qu'un cas n'est pas l'autre. Ainsi, un couple en conflit larvé depuis des années, avec de gros ressentiments réciproques, des conjoints cherchant plus à s'occuper des efforts que l'autre produit que des siens propres et une situation familiale et sociale jouant défavorablement, va mettre plus de temps à régler ses problèmes qu'un couple ouvert, ayant de petits problèmes depuis très peu de temps. Quel que soit le thérapeute et la méthode choisie, ces deux couples ne vont pas avoir droit à une thérapie de même durée ou de même fréquence.

A ce sujet, la fréquence de la thérapie est variable. En général, le thérapeute vous demandera de venir au début au moins une fois par semaine voire deux fois. Ensuite, le rythme passera à 1 fois par semaine, puis tous les 15 jours et enfin tous les mois avant de vous laisser prendre votre envol. Toutefois, il convient de prendre aussi en compte les possibilités du couple sur le plan financier (car cela à un coût certain) et de l'emploi du temps de chacun. Mais une thérapie conjugale menée au rythme d'un rendez-vous tous les mois au début sur la demande des patients prend déjà un bien mauvais départ.

Comme toute chose, la psychothérapie et le coaching conjugal évoluent. Ainsi, alors que pendant des années la thérapie de couple était axée sur des méthodes principalement analytiques, les thérapies brèves sont souvent désormais proposées en priorité. Et cela non sans raison.

En effet, il est apparu que les thérapies analytiques (recherche des causes du problèmes parfois de façon profonde ou lointaines dans le passé pour mieux en guérir les conséquences fâcheuses) pêchent dans le cas particulier de la thérapie conjugale par le fait que la situation est souvent déjà très grave et demande des solutions urgentes.

Les thérapies brèves sont donc apparues dans ce champ d'actvité afin de répondre à cette urgence. C'est le cas de thérapies basées sur les Techniques Cognitives et Comportementales (TCC) qui dans ce cas précis ne vont pas chercher à connaître le pourquoi du comment mais à résoudre de façon rapide certains problèmes et faire prendre conscience de façon parfois forte du fait qu'il y a des choses à mettre absolument en place. Pour résumer : peu importe l'origine du mal, on veille déjà à le soigner rapidement et apporter au plus vite un soulagement.

Vous aurez bien compris qu'une méthode n'exclue pas l'autre... Bien souvent les TCC seront mises en oeuvre mais le thérapeute qui perçoit un problème profond et important dans le couple ou chez l'un ou l'autre des partenaire, va basculer en partie sur l'analytique (ou toute autre méthode de fond ) afin de prendre le mal à la racine. Cela peut se traduire alors par une thérapie individuelle d'un partenaire ou des deux afin de rechercher les raisons qui conduisent à un schéma de pensée ou d'action posant problème à titre individuel et dans le couple. Bien entendu, le thérapeute aura toujours en perspective une amélioration du couple puisque tel est le sujet.

L'envie de demander au thérapeute si "c'est bientôt la fin de la thérapie" est naturelle. Surtout dans les moments où on a l'impression que les choses avancent moins vite ou moins bien. Malheureusment, s'il est possible de répondre à cette question vers la fin de la thérapie, il est difficile de faire de même tant que des problèmes importants subsistent. Une partie de la réponse se trouve dans l'intensité du travail fourni par le couple et ses deux composantes. Mais vaut-il mieux une thérapie sur 6 mois qui donne un résultat ou venir à 3 séances puis tout arrêter car cela ne va pas asser vite et avoir investit votre temps, vos espoirs et votre argent dedans pour rien ?

Rappelez-vous que vous travaillez pour quelque chose qui en vaut la peine : votre couple ! Cela demande des efforts, un sacrifice financier (selon les pays vous aurez peut-être droit à un remboursement partiel des consultations mais au final cela vous coûtera de l'argent), devoir se déplacer, trouver du temps et surtout changer d'état d'esprit. Cela prendra parfois quelques semaines mais le plus souvent plusieurs mois. Mais le jeu en vaut la chandelle.